La classe de 3ème rencontre Steve Stievenart

Au milieu du mois d’avril, le LFI d’Ibiza a eu la chance d’accueillir Steve Stievenart, le nageur de l’extrême. Suite à cette jolie rencontre, la classe de 3ème à préparer différents articles de journal (éditorial, interview…) pour en rendre compte. Un travail accompagné et proposé par Mme Aguirre-Le Bohec, professeure de français. Ci-dessous, vous trouverez leurs travaux. 

Une rencontre inspirante pour la jeunesse.

Le mardi 13 avril, nous avons accueilli le sportif Stève Stievenart  au Lycée français international d’Ibiza. Il nous a raconté son expérience lors de sa double traversée du canal de la Manche puis sa préparation mentale et physique pour l’épreuve. Le fait que cet exploit nous soit raconté par le sportif en personne nous a marqués davantage. Cela nous enseigne que même si ce qu’il a fait est exceptionnel, il reste un être humain tout comme nous et cela nous encourage à atteindre nos objectifs.

 Il nous enseigne également à ne pas nous laisser influencer par le regard des autres puisqu’il a dû prendre 47 kilogrammes en quatre années et que cela lui a été difficile psychologiquement mais cela était nécessaire pour pouvoir accomplir son rêve d’enfance.

Stève Stievenart ne s’adresse pas qu’à des élèves mais aussi aux futurs citoyens que nous serons et le champion de nage en eaux libres nous sensibilise à la protection et au maintien de du milieu marin, actuellement en danger en raison des déchets expulsés à la mer.

 

Il a créé une fondation “Stop plastic pollution” basée sur quatre axes fondamentaux: la sensibilisation environnementale, l’Art autour du plastique, des défis sportifs à travers la natation et des recherches scientifiques sur l’environnement marin (pour plus d’informations sur cette association et ses objectifs, consultez le lien suivant :  

https://www.stop-plastic-pollution.org/accueil.

Pour conclure, l’intervention de Stève Stievenart nous a encouragés à travailler dur pour atteindre nos objectifs -dont le Brevet en fin d’année – et nous retiendrons ce message : si nous touchons le fond de la piscine, il est toujours possible de remonter à la surface! 

 Si cela vous a intéressés et que vous voulez en savoir plus sur cet homme extraordinaire, nous vous invitons à vous plonger dans la lecture des articles qui  accompagnent notre éditorial! 

Bianca Muntadas et Catalina Martínez

34 heures et 53 minutes dans la Manche : les 3èmes reçoivent un vrai recordman de la nage en eau libre !

LE NAGEUR DE L’EXTRÊME

Stève Stievenart, appelé «Stève le phoque » un homme de 43 ans a été le premier français à traverser la Manche aller retour. Stève est un homme passionné de sports. Cette passion vient de son grand-père qui était un ancien cycliste professionnel. C’est lui qui lui a appris les vraies valeurs du sport.

UN RÊVE D’ENFANT

C’était un rêve depuis qu’il était petit de traverser la Manche . Il y a quatre ans, il a souffert d’une déception amoureuse et accomplir son rêve l’a aidé à sortir de la dépression.

LA CLASSE DE 3EME RECOIT UN CHAMPION

Steve Stievenart est venu nous rencontrer dans la classe de 3ème ce lundi 12 avril.

La rencontre a eu lieu au Lycée français d’Ibiza .

Le nageur Français de l’extrême, Stève Stievenart est venu parler de son expérience à la classe de 3ème. Les 3èmes sont restés très surpris par cette intervention, ils n’avaient jamais pu vivre une telle expérience et ils ne savaient même pas que les nageurs de l’extrême existaient.

UN ENTRAÎNEMENT INTENSIF

Pendant quatre ans, il s’est préparé à cette expérience. Il a dû prendre 47 kg et travailler jour et nuit pour pouvoir nager 48 heures environ. Ses entraînements se déroulaient pendant le jour mais aussi pendant la nuit pour pouvoir adapter son corps au milieu marin . Il s’entraînait 10 heures le samedi et 10 heures le dimanche. Pendant la Covid, son entraînement s’est vu affecté mais Stève a trouvé la manière de continuer sa préparation, en s’allongeant sur le ventre et s’attachant une corde aux pieds et bras pour simuler l’ effort en milieu marin.

UNE TRAVERSEE EPROUVANTE

Finalement le grand jour est arrivé : pendant le trajet,  Stève ne pouvant pas toucher le bateau – sinon il était disqualifié, pour ne pas mourir de faim ou de soif, son équipe lui lançait les provisions avec une corde . Il s’hydrate et se réchauffe surtout avec du thé de gingembre presque toutes les 30 minutes . Pendant la traversée, un phoque a commencé  à le poursuivre pendant 20 minutes , c’était un bébé et il était curieux. Mais Steve ne s’est pas arrêté , il a continué la nage, se reposant seulement 4 minutes sur la côte française,  avec un maillot de bain, un bonnet et des lunettes comme seul équipement. 

Après 35 heures de nage, la gorge commence à se gonfler et la langue aussi à cause du sel, mais ce  n’était toujours pas un motif pour l’arrêter, le champion a contin jusqu’au but. 

Le prochain défi de Stève est de traverser les eaux glacées du lac Baïkal en Russie en juillet 2021.

Cette grande expérience, qu’il a partagée avec les élèves du Lycée français d’Ibiza pendant une journée entière, a permis de leur faire prendre conscience de deux choses fondamentales : «La protection de l’environnement et l’importance de surmonter l’adversité par le sport et un mode de vie sain “.  

Pour en savoir plus sur la fondation de protection des mers contre le plastique, consultez le site : https://www.stop-plastic-pollution.org/accueil

Angiolina , Pedro , Elias et Selva

Interview de Steve Stievenart

Stève Stievenart est un nageur de l’extrême de 43 ans qui a traversé la Manche aller-retour en 34 heures et 45 minutes le 11 août 2020. Aujourd’hui, 8 mois plus tard, il est venu au Lycée Français d’Ibiza pour nous parler de cette incroyable expérience. On a eu l’opportunité de réaliser une interview avec lui.

Leila – Quand a commencé votre passion pour la nage de l’extrême ?

Stève – Tout a commencé par une rupture amoureuse. Ce fut l’élément déclencheur qui m’a donné la force et l’envie de faire ce projet. Mais en général j’ai toujours été passionné par la nage depuis que je suis très jeune.

Lucia M – Vous n’avez pas eu peur de traverser la Manche ?

Stève – C’est vrai que j’ai pensé à la peur… À l’heure de la traversée, oui j ai eu peur ; j’ai perdu deux amis… Dans la mer il faut toujours être en alerte mais je pense qu’il ne faut pas penser à ça : “les choses arrivent parce qu’elles doivent arriver”

Lucia M – Comment avez-vous préparé la traversée ?

Stève – Pour commencer, je ne me considère pas comme un nageur professionnel, je ne nage pas avec une technique parfaite et je ne nage pas très vite, la technique que j’utilise est d’être acclimaté à l’eau. Pour y parvenir, j’ai dû prendre du poids en consommant des poissons gras, ce qui m’a servi de combinaison de plongée corporelle “naturelle”. Cela a été une préparation physique mais aussi mentale car il faut accepter que l’on va prendre du poids. Cela prend quatre ans pour y parvenir, 4 ans à manger comme un phoque, je consomme 1 kg de poisson par jour. Cela a été un processus très difficile car le poids gagné n’était pas proportionné : toute la graisse est allée à la partie supérieure et non aux jambes, quelque chose d’efficace dans l’eau mais pas en surface, donc je ne peux plus courir et j’ai dû arrêter de faire des marathons, quelque chose qui faisait partie de ma vie. Il fallait que je sois préparé à tout : la mer est très salée et après une longue période dans la mer, ta bouche et tes yeux gonflent… Comme ta bouche est gonflée, il y a plus de difficulté à respirer donc j’ai aussi dû faire du yoga et de la méditation pour travailler ma respiration. Pour ce qui est des yeux, j’ai dû m’habituer aux lunettes alors j’ai commencé à dormir avec mes lunettes de plongée (rires).

Pour l’entraînement physique je devais m’entraîner très dur, je m’entrainais aussi bien la nuit que le jour. Pour m’habituer à ne pas avoir sommeil, j’ai passé 48 heures sans dormir…

Leila – Quelles étaient vos pensées pendant la nage ?

Stève – Pendant la nage, je pensais à mes projets futurs. J’ai considéré ces heures comme des heures de travail puisque je pensais avoir plein de nouvelles idées pour mes projets. 

Leila – Qu’avez-vous fait contre les piqûres de méduses ?

Stève – Je me suis baigné dans un banc de méduses pour pouvoir résister. J‘ai eu environ une soixantaine de piqûres mais les méduses du nord sont moins dangereuses que celles de la Méditerranée.

Lucia M – Avez-vous eu des difficultés lors de la préparation et lors du projet à cause de la covid-19 ?

Stève – J’ai surtout eu des difficultés pour préparer mon projet lors du premier confinement puisque je ne pouvais pas me baigner dans la mer donc j’ai eu l’idée de faire des traversées dans mon jardin avec des élastiques et ça m’a beaucoup aidé à m’entraîner même dans ces conditions.

Lucia M – Quels sont vos projets futurs ?

Stève – Mon prochain projet sera en juin, une course aux États-Unis où je ferai le tour de l’île de Manhattan deux fois. Ça fait à peu près 100km. Ensuite je ferai d’autres projets comme traverser le lac Baïkal en Sibérie en relais.

Lucia M – Avez-vous eu la pensée d’abandonner ?

Stève-Il faut être très fort mentalement et ne pas douter de soi-même, il faut avoir de l‘espoir. Tu peux te mettre en danger ainsi que ton équipe. Pour faire un tel projet, il faut être très préparé et entraîné pour qu’il n’y ait pas d’accidents inattendus.

Lucia M – Comment ont réagi vos proches à votre projet ?

Stève – Mes parents n’ont pas été au courant de ce projet puisque j’ai préféré les préserver… Lorsqu’ils ont appris la nouvelle de ma réalisation, ils ont été surpris. Pourtant, ils m’ont toujours soutenu et ils ont été fiers.

Leila – Depuis quand faites-vous de la nage ?

Stève – J’ai commencé à approfondir ma technique il y a 4 ans.

Leila – Avez-vous eu des imprévus pendant la traversée de la Manche ?

Stève – Pendant la traversée, je me suis emmêlé dans un filet de pêche abandonné. Heureusement, j’ai pu m’en échapper. Les dauphins n’ont pas la chance d’être accompagnés d’un bateau de secours… J’ai trouvé un phoque qui a joué avec moi pendant une demi-heure, et oui, c’est vrai que j’avais un peu peur mais ce n’était pas si dangereux puisqu’il n’y en avait qu’un, il faut faire attention quand on voit une mère avec son petit phoque puisque le fils est plus joueur ou curieux et veut jouer avec vous et la mère se méfie. J’ai aussi vu certaines méduses comme je m’y attendais déjà mais j’avais une préparation pour que leurs piqûres ne m’affectent pas de manière aussi forte : je nageais dans des bancs de méduses…

En conclusion, cette interview nous a inspirés et nous a donné l’espoir que tout est possible. Ce projet nous a aussi motivés pour notre brevet en fin d’année. Nous avons eu le plaisir de recevoir Stève Stievenart dans notre classe et d’apprendre de son projet : suivre un rêve en vaut la peine !

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